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Programme pour des villes plus sûres

Le Programme pour des villes plus sûres d’ONU-Habitat a été lancé en 1996 à la demande des maires africains afin de répondre à la criminalité et aux violences urbaines dans leurs villes. A ce jour, ONU-Habitat a soutenu plusieurs initiatives dans 77 villes de 24 pays à travers le monde. Le programme a évolué au fil du temps grâce aux connaissances sur les facteurs de l’insécurité urbaine et à de nouvelles approches. Aujourd’hui, le programme adopte une approche holistique : les gouvernements agissent à plusieurs niveaux et dans plusieurs secteurs pour améliorer la qualité de vie de tous les résidents, convaincus qu’une gouvernance urbaine, planification et gestion de qualité sont en mesure d’améliorer la sécurité des quartiers.

Une approche préventive de la délinquance urbaine
Le programme a débuté avec la définition d’une approche préventive de la criminalité urbaine, fondée sur les trois piliers suivants :

  • Criminalité dans les institutions et prévention de la violence : promouvoir le rôle des collectivités locales concernant l’amélioration de la sécurité des habitants, soutenir des formes alternatives de maintien de l’ordre (police de proximité et « problem-oriented policing », des pratiques axées sur la résolution de problèmes), des formes alternatives de justice et le rapprochement de la justice des justiciables (par exemple, par les tribunaux ou les mécanismes communautaires traditionnels de médiation et de résolution de conflits)
  • Mesures sociales propres à prévenir la criminalité : en mettant l’accent sur ​​les jeunes à risque et la sécurité des femmes et des filles.
  • L’environnement physique
  • Security of tenure and forced evictions – land ownership is often the cause of a lot of violence and conflict (e.g. Colombia and Kenya)
  • Natural disaster and conflicts also cause situations of lawlessness and provides a window for insecurity to rise (e.g. Hurricane Catherina and the earthquake in Haiti – were followed by a situation of complete lawlessness when the institutions crumbled!
L'approche multidimensionnelle de la sécurité urbaine
La deuxième phase est axée sur l’approche multidimensionnelle de la sécurité urbaine et de deux nouvelles zones qui ont été ajoutées à l’équation:

  • Une sécurité d’occupation du logement et expulsions forcées : la propriété de la terre est souvent la cause de beaucoup de violence et de conflits (comme en Colombie et au Kenya)
  • Les catastrophes naturelles et les conflits provoquent aussi des situations de non-droit et augmentent l’insécurité (ainsi, l’ouragan Catherina et le tremblement de terre en Haïti ont été suivies par une situation de chaos avec l’effondrement des institutions.
Amélioration de la sécurité grâce à la planification, la gestion et la gouvernance
La troisième phase s’est développée autour d’une autre dimension : amélioration de la sécurité grâce à la planification, la gestion et la gouvernance.

  • La planification (et par conséquent, l’absence de planification) des villes a un effet sur ​​la sécurité et le sentiment de sécurité des gens.
  • La gestion des rues et des espaces publics est également essentielle, elle permet de veiller à ce que les quartiers soient sûrs – ce n’est pas seulement le rôle de l’autorité locale, il existe des modèles où la propriété et la gestion communautaire est indispensable pour assurer la sureté de ces espaces.
  • Promotion d’une bonne gouvernance et d’un bon fonctionnement des gouvernements : les villes à faible gouvernance sont souvent la proie de la criminalité et de la violence.

Cette phase considère qu’un plan d’urbanisme pour la sécurité appliquée comme un outil utile à l’intégration sociale, en mettant l’accent sur ​​la planification de voisinage avec des outils d’appropriation de la communauté, les droits d’accès et la répartition des rues puis des espaces publics comme fondement de la citoyenneté. Les trois phases ne doivent pas être considérées comme des phases distinctes, maisdavantage comme des couches qui s’enchevêtrent. Elles sont complémentaires et, plutôt que de se concentrer de manière restrictive sur la criminalité et la prévention de la violence, s’orientent vers une approche plus globale de la sécurité urbaine.

Les autorités locales et des villes plus sûres
Les autorités locales ont un rôle clé à jouer dans les questions de sécurité. Le succès dépend de partenariats entre les collectivités locales et les autres parties prenantes. Le Programme pour des villes plus sûres soutient les autorités locales dans le développement et la mise en œuvre des stratégies de sécurité en utilisant une approche systématique :

  • Identification et mobilisation des différents partenaires locaux capables de contribuer à la réduction de l’insécurité
  • Création d’une « coalition de sécurité », d’un partenariat local
  • Évaluation, mesurer et comprendre les questions de sûreté et de sécurité sur le quartier et le niveau de la ville;
  • Développement d’une stratégie de prévention de la criminalité locale, et d’un plan détaillé pour la sécurité urbaine
  • Mise en œuvre de la stratégie et du plan d’action par des initiatives qui améliorent la cohésion sociale et l’engagement de la communauté dans la prévention
  • Institutionnalisation de l’approche participative : intégration de la sécurité comme une dimension transversale dans les différents ministères, le système de justice pénale, les institutions locales et la société civile. Cela nécessite parfois le renforcement des capacités, de l’encadrement et de la réforme institutionnelle.
Autorités municipales et villes sûres
Pour vous engager auprès du Programme pour des villes plus sûres : http://unhabitat.org/urban-initiatives/global-network-on-safer-cities/
The urban crime prevention approach
  Contact safer.cities@unhabitat.org

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