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Programme Participatif D’amélioration des Bidonvilles (Ppab)

Slum Upgrading Lancé en 2008, le Programme participatif d’amélioration des bidonvilles (PPAB) est un projet conjoint du Groupe des États ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique), de la Commission européenne (CE) et de l’ONU-Habitat. Jusqu’à présent, ce programme a atteint 38 pays ACP et 160 cités, et a fourni le cadre favorable  nécessaire pour améliorer la vie d’au moins 2 millions d’habitants des taudis. A travers son axe principal sur les méthodes de planification participative en mettant l’accent sur des stratégies intégrées et un changement systémique, les États membres ont adhéré au PPAB en tant que plate-forme mondiale permettant de relever le défi des bidonvilles et de tirer parti des efforts des uns et des autres. En termes pratiques, le PPAB place les bidonvilles sur les cartes «urbaines» et encourage les changements politiques nécessaires, les allocations budgétaires et les partenariats multipartites pour améliorer, de façon durable, les conditions de vie des habitants des taudis. Le PPAB institutionnalise ainsi les partenariats et permet aux principaux acteurs urbains de contribuer à l’éradication progressive de la pauvreté urbaine aux niveaux communautaire, urbain et national.

But du Programme
Le but de ce programme est de renforcer les capacités des institutions locales, centrales et régionales et des principaux intervenants dans l’établissement et l’amélioration des bidonvilles en utilisant des approches de bonne gouvernance et de bonne gestion, des projets pilotes, et en contribuant, au besoin, à l’élaboration de politiques et à la mise en œuvre de cadres d’exécution institutionnels, législatifs, financiers et normatifs. Pour relever ces défis, le programme PPAB vise à être en harmonie avec les parties prenantes locales et nationales sur des projets clés d’amélioration des bidonvilles à travers la création d’un réseau permettant de faire face aux problèmes régionaux d’amélioration des bidonvilles. À cette fin, des séminaires régionaux de formation et de politique sur le concept, les thèmes et les méthodes du programme seront organisés à l’intention de  toutes les parties prenantes concernées. Le programme vise également à soutenir les autorités locales et nationales en identifiant un financement adéquat pour mener à bien des activités spécifiques. Le PPAB est mis en œuvre grâce à un partenariat tripartite entre la Commission européenne, le Groupe des États ACP et l’ONU-Habitat.
Réalisations du Ppab
Jusqu’à présent,  le PPAB a pu réaliser ce qui suit :

  • Sensibiliser sur les questions de développement urbain aux niveaux sous-régional, national et local ;
  • Inclure les questions urbaines dans les stratégies de réduction de la pauvreté, le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement, l’indice de parité des sexes en Afrique et d’autres outils de gestion du développement ;
  • Identifier les défis liés au contexte urbain auxquels sont confrontés les habitants des bidonvilles et trouver des solutions concrètes correspondantes.

En outre, il y a eu des résultats spécifiques par pays et des impacts supplémentaires du programme qui peuvent s’inscrire ici. Les principaux enseignements tirés à ce jour au cours du processus d’exécution sont notamment les suivants :

  • Le processus du PPAB n’est pas une fin à toute la pauvreté urbaine, mais une contribution importante et un processus qui sera complété par d’autres programmes de lutte contre la pauvreté ;
  • l’établissement des profils urbains est utile lorsque l’on analyse la conception et la mise en œuvre de politiques. L’évaluation des besoins sous-tend  l’élaboration  de solutions à travers la gouvernance, les institutions et les services ;
  • Il est important d’éviter une approche unique en essayant de trouver des solutions au défi de la pauvreté urbaine, et de chercher des solutions adaptées  qui répondront aux besoins des différents pays ;
  • l’approche du PPAB cible beaucoup plus que des projets de démonstration ou des travaux sur le terrain. Cette approche vise un changement dans la pensée, la reconnaissance de la pauvreté des bidonvilles et de la pauvreté urbaine ainsi que la nécessité de définir un meilleur environnement institutionnel pour des politiques, stratégies et interventions en faveur des pauvres ;
  • le renforcement du dialogue entre les acteurs est une condition préalable à la mise en œuvre efficace des programmes ;
  • Une expertise extérieure peut aider à guider les processus nationaux et régionaux et à échanger des idées ; et
  • avant de mettre en place un programme dans un pays, il est important que des acteurs régionaux, nationaux et locaux s’engagent à ce processus.
Reproduction de l'approche
L’Irak, l’Afghanistan, le Libéria, le Soudan, la République centrafricaine, l’Egypte, Kiribati, Samoa, le Soudan, l’Equateur et le Vanuatu ont tous adopté et mis en œuvre indépendamment l’approche du PPAB. Actuellement, les villes kenyanes Eldoret et Nakuru entreprennent également des initiatives de reproduction. Dans le cas de la Somalie, tout un programme-cadre – le programme de développement urbain de la Somalie (SUDP) – est né de la méthodologie « établissement rapide de profils urbains viables » (RUSPS).
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