.

« Nous allons reprendre rapidement ce que nous savons faire: travailler la terre

By on 07/04/2018

« Nous allons reprendre rapidement ce que nous savons faire : travailler la terre » – M. Dominique Ndamukundji

Dominique Ndamukundji et sa femme lors de l’identification des points de repère délimitant la zone tampon entre la base militaire de Rumangabo et les deux villages Gisiza et Kabaya, le 28 juin 2018 (Photo : Daniel M Meboya)

Mme Yvette Buhendwa, 45 ans, femme ménagère, vient de récupérer ses trois hectares qu’elle avait abandonné il y a plus de deux ans suite au conflit foncier qui opposait son village de Kabaya et les soldats basés au Centre de brassage et de recyclage de Rumangabo, Groupement de Kisigari, chefferie de Bwisha, Territoire de Rutshuru, Nord Kivu.

Accompagnée de son époux, Dominique Ndamukundji, 53 ans, sans emploi, Mme Yvette Buhendwa a revisité son champ le 28 juin 2018 lors de la pose de la première borne délimitant la zone tampon entre son village, Kabaya, et la base militaire de Rumangabo.

Le couple a 8 enfants, dont l’âge varie entre 3 et 17 ans.  « Depuis que nous avons abandonné nos activités agricoles suite aux taxes et redevances d’usage que les soldats nous imposaient, la vie n’était plus la même.  Nous avons fait face à des défis financiers de taille et étions incapables d’envoyer nos enfants à l’école », se lamente Mme Yvette Buhendwa qui n’arrive toujours pas à réaliser que leur champ vient de leur être rendu.

« Après deux ans d’abandon, nous allons reprendre rapidement ce que nous savons faire : travailler la terre », confie avec joie Dominique Ndamukundji qui remercie tous ceux qui ont travaillé d’arrache-pied pour que « nous retrouvions nos droits fonciers ».

Ainsi, grâce à la médiation de l’ONU-Habitat dans la résolution de ce différend foncier qui opposait les habitants des villages Gisiza et Kabaya situés près de la base militaire de Rumangabo depuis plus d’une décennie, la confiance entre les parties concernées vient d’être rétablie.  Elles [les parties concernées] peuvent vivre heureuses et en bons termes.

L’intervention d’ONU-Habitat a été rendue possible grâce à un financement de DfID, l’Agence britannique d’aide au développement.

Menu Title